Initiation

Histoire de l’art

Art romantique

Théodore Géricault, Le radeau de la méduse, 1818-1819, Musée du Louvre, Paris

Théodore Géricault, Le radeau de la méduse, 1818-1819, Musée du Louvre, Paris

Baudelaire a proposé sa définition du romantisme au Salon de 1846 : « Le romantisme n’est précisément ni dans le choix des sujets ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir. Ils l’ont cherché en dehors, et c’est en dedans qu’il était seulement possible de le trouver. Pour moi, le romantisme est l’expression la plus récente, la plus actuelle du beau. Il y a autant de beautés qu’il y a de manières habituelles de chercher le bonheur. La philosophie du progrès explique ceci clairement ; ainsi, comme il y a eu autant d’idéaux qu’il y a eu pour les peuples de façons de comprendre la morale, l’amour, la religion, etc., le romantisme ne consistera pas dans une exécution parfaite, mais dans une conception analogue à la morale du siècle. C’est parce que quelques-uns l’ont placé dans la perfection du métier que nous avons eu le rococo du romantisme, le plus insupportable de tous sans contredit. Il faut donc, avant tout, connaître les aspects de la nature et les situations de l’homme, que les artistes du passé ont dédaignés ou n’ont pas connus. Qui dit romantisme dit art moderne, – c’est-à-dire intimité, spiritualité, couleur, aspiration vers l’infini, exprimées par tous les moyens que contiennent les arts. »

Tous les articles sur la période Art romantique

Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse, 1818-1819
Approche de ce mouvement qui place au centre la subjectivité de l’individu

Les artistes romantiques, tels que Géricault et Delacroix, dépeignent les états d’âmes et tourments de l’homme dans l’histoire et dans la nature.